A l’adolescence, sans conviction j’ai exercé le métier de couturière, puis lassée de tirer l’aiguille, j’ai rangé tissus et rubans.J’ai quitté Lyon pour Paris pour mener la vie d’artiste. Depuis ce temps je vis dans mon village à Montmartre. Ma rencontre avec le poète Bernard Dimey a décidé de ma vie et de ma carrière dans la peinture. En effet Dimey fut mon plus fervent supporter.
Ainsi donc artiste-peintre je suis.


Autodidacte, je n’ai jamais pensé à « faire » une école d’art, le musée du Louvre fut ma seule école. D’abord très influencée par les maîtres Italiens de la Renaissance, j’ai trouvé plus tard ma propre voie mais je reste sensible à la beauté, à la matière, aux feuilles d’or, à l’élégance.
Ma source d’inspiration est toujours la femme et les vêtements féminins. Si je ne couds plus de vêtements, je les peins. J’utilise la peinture à l’huile.
Les talons aiguilles me fascinent comme des sculptures.

 
  Un matin j’ai eu le besoin impérieux d’aller voir de l’autre côté de la toile. J’ai réalisé des sculptures, j’ai appris la fonderie d’art. Je n’ai pas fini de caresser mes bronzes.
J’ai repris mes pinceaux. Je travaille avec un plaisir sans cesse renouvelé.
J’ai exposé mes tableaux dans de nombreuses galeries en France, en Belgique, aux Etats-Unis. J’ai participé à des salons, parmi lesquels le Salon d’Automne et Figuration Critique et d’autres manifestations d’art contemporain.
L’éditeur de Bernard Dimey m’a demandé d’écrire sa biographie que j’ai intitulé « La blessure de l’Ogre », ouvrage qui a reçu le grand prix de la littérature Charles Cros.
Depuis l’écriture m’attire, mais la peinture m’est plus nécessaire encore.
La plus belle toile est celle que je peindrai demain

Yvette Cathiard